Lancement de la rencontre nationale entre les médiateurs communautaires

Boolumbal Boolumbal

Faciliter la création de cadre d’échange entre les leaders communautaires, les partenaires techniques et financiers mais aussi les autorités centrales afin de discuter des problèmes qui marquent le quotidien des populations du monde rural, tel est l’objectif de la Rencontre nationale entre les médiateurs communautaires, lancée ce 12 novembre à Nouakchott. Ce conclave regroupe les partenaires techniques et financiers et les autorités administratives du projet médiation agropastorale au sahel. ‘’Nous nous réjouissons de la concrétisation de ce vœu qui, nous l’espérons, apportera une plus-value dans le retour de la paix et de la cohésion sociale(…)Nous formulons le vœu que ce cadre de rencontre offre l’opportunité aux leaders communautaires d’exprimer aux autorités nationales et aux partenaires techniques et financiers leurs préoccupations quotidiennes et que des pistes de solutions puissent être trouvées pour le bonheur des populations et pour le développement intégré de la Mauritanie’’, s’est félicité Abdellahi Mohamed Aly, conseiller en médiation pour le dialogue humanitaire.
Une tâche facilitée par la contribution des leaders communautaires dans la mission de consolidation de la cohésion sociale et du vivre ensemble. Ainsi, grâce à leur implication, les médiateurscommunautaires ont contribué à la résolution de 126 conflits sur 141 saisines et la restitution de 27 animaux que leurs propriétaires avaient déclarés égarés ou volés.
Profitant de la tribune qui leur est offerte, les leaders communautaires ont sollicité dans un message envoyé aux autorités la résolution des principales difficultés auxquelles ils sont confrontés.
Pêle-mêle, ils citent ‘’la faible collaboration ou l’implication des agropasteurs dans le processus d’élaboration des textes régissant l’accès aux ressources naturelles ; la récurrence des conflits communautaires au niveau de la bande frontalière ; les problèmes de vols et d’enlèvements répétés d’animaux des pasteurs et agropasteurs.
La faible disponibilité des points d’eau et leur répartition inadéquate en période de soudure et l’insuffisance d’intrantszootechniques et des dépôts pharmaceutiques sont également listées.
Impliquées dans la prévention et la gestion des conflits à travers les réseaux de médiateurs communautaires, es femmes estiment être confrontées à certaines difficultés spécifiques. Elles énumèrent la ‘’faible scolarisation des filles au niveau des communes rurales ;l’inaccessibilité au processus d’enrôlement des enfants sur le fichier de l’état civil…’’.
De l’avis des leaders, ‘’une solution à ces difficultés contribuerait à la consolidation de la paix et de la sécurité dans nos zones mais aussi et surtout un développement harmonieux et la cohésion sociale’’.
Le centre pour le dialogue humanitaire entend accompagner les communautés et les Etats pour l’atteinte des objectifs en mettant à profit son expertise en matière de dialogue humanitaire et de médiation’’, a soutenu Abdellahi Mohamed Aly.

Signalons que ce projet est mis en œuvre par le Centre pour le dialogue humanitaire (HD) et financé par l’Union européenne (UE) et le gouvernement du Royaume de Danemark,.Ledit projet est exécuté dans les cinq pays du G5 Sahel (Mauritanie, Burkina-Faso, Niger, Mali, Tchad) afin de ''permettre aux agropasteurs de vivre dans la paix et d’adapter efficacement leurs systèmes de production aux changements climatiques''.

-L’objectif général de l’action du centre pour le dialogue humanitaire est de contribuer aux efforts de stabilisation en soutenant la prévention des conflits et la coopération entre les acteurs. Ce projet couvre quatre régions : les deux Hodhs, le Guidimakha et l’Assaba, avec une centaine de médiateurs communautaires constitués en réseaux sur un total de 12 communes.

Source: http://www.lecalame.info


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